18.08.2008

Chanson pour José

                      

                      CHANSON POUR JOSE

 

Juste une chanson pour José

Qui perdu la clé

La clé de ses idées

José a  le cancer de la raison

Alors il a quitté  sa maison

Pour l’hôpital-prison

 

Un rai de lumière vient mourir sur son lit

C’est un  peu d’espoir,  une bouée de survie

Quand la raison se fait la malle, la vie aussi

Mais qu’a t-il fait pour devoir abriter la folie

 

Attendre  que   les  morceaux se recollent

Il faut  du temps dans une tête un peu folle

Mais comment savoir  ce que l’on veut

Quand  dans sa tête,  il arrive d’être deux

 

Tiens voilà cette belle et gentille infirmière

Avec ses longs cheveux et ses grands yeux clairs

C’est fou  José comme elle  te rappelle ta mère

Sauf que ses contes de fées ce  sont des somnifères

 

Des fois, José il rêve de se changer en oiseau

Et  de s’envoler loin,  à travers les barreaux

Parfois aussi il se blottit  tout contre le radiateur,

José ne connaît plus  alors que sa  satanée  peur

 

Son prochain voyage c’est au bout du couloir

Un chemin, une allée au bout de nulle part

  les regards hagards se perdent au hasard

Si près et si loin, de l’autre côté du miroir

 

José, on a tous cet  enfant  blotti contre notre cœur

Il le déchire quand il cauchemarde et qu’il a peur

Il le berce quand il ressent que le monde est beau

Ne le laisse pas dormir s’il te plait, réveille-le, il le faut !

 

Juste une chanson pour José

Qui perdu la clé

La clé de ses idées

José a  le cancer de la raison

Alors il a quitté  sa maison

Pour l’hôpital-prison

 

Ce texte est chanté par le groupe "Justin Blaiz "voir les différents sites du groupe

08.08.2008

Les voyageurs

 

           

 

                                                 LES VOYAGEURS

 

 

 

Une gare perdue dans le désert

Voilà l’étrange chemin de fer

C’est un temps ou tout se perd

  terre fertile devient pierre

 

Deux voyageurs égarés sur le quai

Et leurs valises abandonnées

Attendent  le dernier train

Des  voyageurs sans lendemain

 

Parfois et qu’à cela ne tienne

Des jours heureux, ils se souviennent

Ils rêvent à leurs anciens bonheurs

Qui se transforment vite en crève-cœur

 

Il est presque l’heure

Il va bientôt venir

Que dire de deux êtres

 Quand on sent qu’ils chavirent

 

Le plus souvent leur visage est figé

Perdu dans de sombres pensées

Et des  silences brûlant comme l’acide

Creusent sur leur cœur une dernière ride

 

Soudain dans cet univers de plomb

Voilà que vient un  joli papillon

Un coléoptère fragile et désinvolte

Qui libre comme l’air, virevolte

 

En décembre et jour de glace

Pareil insecte n’a pas sa place

S’il n’est  pas là par hasard

Peut-être est-il signe d’espoir

 

 Il est presque l’heure

 Il va bientôt venir

 Que dire de deux êtres

 Quand on sent qu’ils chavirent

 

 

                           

20.01.2008

Clara in the fog (suite1 de la nouvelle !

- Ben peut-être pour toi mais moi, je n’en veux plus, je ne veux pas crever d’amour, je veux vivre d’amour ! tu comprends ça , je ne veux plus de ce putain d’amour mortifère ! Clara me regarda une dernière fois dans les yeux avant de dire : -         Tu as peut-être raison, faut que j’accepte que l’on tourne la page.  La porte de l’appartement se ferma. Je me dirigeai  vers la fenêtre. J ’appuyai mon front sur la vitre froide, fermai les yeux tandis qu’une douleur terrible me broyait le ventre ;

 

-Je t’aime encore petite conne ! avais-je  murmuré . J’avais  ensuite pris la bouteille de whisky puis l’avais vidée allègrement durant la matinée. L’après-midi, j’étais  allé chez l’épicier du coin et puis avait repris quelques munitions, de manière à ne ce que la douleur ne puisse pas remonter à  la surface. Vers Dix sept heures, je m’étais écroulé dans le canapé, laissant la voix de sa mère s’enregistrer sur le répondeur. Ma pauvre mère qui n’avait cessé de répéter depuis qu’elle avait vu Clara. Ca n’est pas une fille pour toi Pierre ! Vous n’êtes pas fait l’un pour l’autre.

 

J’étais ivre et ça m’aiderait à dormir. Ca m’éviterait aussi d’aller chez le médecin. Que dire d’un amour que l’on quitte un peu comme on se coupe un bras malade pour continuer de vivre. - Alors qu’est-ce qui vous amène ?  dirait –t’il. - Un amour Docteur, un amour, l’amour de sa vie que l’on vient de mettre à la porte parce qu’on a l’impression que si on lui laisse une place dans son lit et bien c’est une croix sur un véritable avenir. Mais c’est quoi l’avenir ? Ce qui est important c’est ce qu’on ressent réellement et non pas ce qu’on devrait ressentir. Seulement vous alliez consulter  parce que depuis des mois vous avez mal, très mal et vous n’en pouvez plus de regarder le téléphone comme un type qui vient d’arrêter de fumer, regarde le paquet de cigarettes de son voisin. – Vous entendez  déjà sa voix, elle vous fait déjà du bien, le soulagement et  puis  non  pas question d’y retourner, j’étais trop malheureux  oui mais je l’aime, alors je fais comment ?

 

Alors le pauvre médecin qui est au moins autant dans la mouise que vous parce que sa femme s’est tirée  la veille et que ses gosses  fument  comme des malades à s’en faire sortir les yeux des cavités orbitales, lui  il fera son job mais que pourra t-il faire d’autre que de me prescrire un anxiolytique qui me fera la même chose que le whisky, sauf que whisky me donnera l’impression d’être moins malade.

 

La maladie d’amour, c’est une maladie qui sévit depuis la nuit de temps et le médecin  peut pas faire grand chose pour moi, je suis dans ma période de purgatoire. -         Tiens encore une ou deux images du visage de Clara radieuse. moments de bonheur qui me reviennent  en  boomerang comme au cinéma  Elle rit aux éclats. Je murmure  un  salope Clara ! avant de m’endormir définitivement assommé. : - Bonne nuit Monsieur Walker !

 

La sonnerie du portable me réveille comme prévu à sept heures. C’est lundi. Je me hasarde à ouvrir un œil, puis quelques secondes plus tard l’autre, puis vite je les referme.  J’ai très mal au crâne. Je m’y reprends à deux reprises pour poser le pied par terre. Je   titube légèrement pendant quelques secondes et puis trouve finalement un équilibre très précaire sur mes guiboles.- Voilà reste t-il du café ? – Oui la moitié d’une cafetière. Très bien, vite  dans le micro-onde. Une  minute plus tard, il sort celui-ci, l’odeur lui donne envie de vomir. Je  cours vers les toilettes, reprend son souffle, s’assied le buste en avant, respire avant de repartir direction la douche pour le rinçage de la carlingue. Je me rase tant bien que mal et me  voilà presque sortable. Je sors de l’appartement,  mince, j’ai oublié mes clés.  Je suis en  retard et me dit que c’est impardonnable pour un type qui habite à cinq minutes de son travail.

 

Et mon travail parlons-en, Je suis  rédacteur sinistre dans une Compagnie d’Assurances. J'ai  quatre collègues qui travaillent  dans la même pièce que moi. Tous visibles.  Voilà le leitmotiv du Directeur qui passe le plus clair de son temps, enfermé dans son bureau. .J'arrive devant l’immeuble, me jette dans l’ascenseur qui me déposera au pied de mon bureau.

 

Voilà, je fais mon entrée et les vois lever la tête de leur ordinateur, ils pensent si fort : -         Ah, il a encore pris une  murge , hier soir .Bravo, elle est belle la jeunesse. Trente ans, célibataire, la vie devant lui, si c’est pas malheureux !