17.12.2008

Gestionnaire de patrimoine non !

 

Papa, je voudrais être gestionnaire de patrimoine !

Je me réveille en sursaut, sortant de mon cauchemar. Mon fils quant à lui dort paisiblement dans la chambre d'à côté.  Il n' a aucune idée de ce qui se passe dans le monde des adultes. il ne sait pas que des hommes se jaugent par leur patrimoine; il ne sait pas que certains abandonnent l'amour pour l'argent sans même s'en rendre compte. Il ne sait pas que des hommes vendent des armes pour être plus riches. Il ne sait pas que la glissade est plus rapide que l'on croit.

Il ne sait pas encore  et c'est tant mieux comme ca .

15.12.2008

Les clubs d'Investissements

 

J'ai fait un rêve : J'ai rêvé que mon fils faisait partie d'un club d'investissements. Il avait 5 ans de plus et avait spontanément rejoint un groupe de jeunes gens qui faisaient aussi le bonheur de leurs parents, voir de leur grands-parents. C'est avec le journal des finances ou Investir , journaux très avisés , aides précieux à la décision...qu'il passait ses soirées.

Non, je déconne. En fait, j'espère que dans 10  ans mon fils  ne sera pas un dévoyé , qu'il lira encore Spirou, Astérix et Mickey ou  même des mangas. J'espère qu'il déconnera avec ses potes et écoutera de la musique.

J'espère qu'il rêvera d'un monde parfait ou les méchants sont tous identifiés avec le petit doigt par exemple.

Enfin,  voilà une petite réaction à chaud   ..  qui  semble normal puisque  c'est bien connu  Actions = Réaction

10.12.2008

C'est à croire...

C'est à croire que la nuit n'a pas de coeur.

Quel est l'auteur de cette phrase ?

 

 

09.12.2008

Suite de la nouvelle

suite de la nouvelle !

- Ben peut-être pour toi mais moi, je n’en veux plus, je ne veux pas crever d’amour, je veux vivre d’amour ! tu comprends ça , je ne veux plus de ce putain d’amour mortifère ! Clara me regarda une dernière fois dans les yeux avant de dire : -         Tu as peut-être raison, faut que j’accepte que l’on tourne la page.  La porte de l’appartement se ferma. Je me dirigeai  vers la fenêtre. J ’appuyai mon front sur la vitre froide, fermai les yeux tandis qu’une douleur terrible me broyait le ventre ;

 

-Je t’aime encore petite conne ! avais-je  murmuré . J’avais  ensuite pris la bouteille de whisky puis l’avais vidée allègrement durant la matinée. L’après-midi, j’étais  allé chez l’épicier du coin et puis avait repris quelques munitions, de manière à ne ce que la douleur ne puisse pas remonter à la surface. Vers Dix sept heures, je m’étais écroulé dans le canapé, laissant la voix de sa mère s’enregistrer sur le répondeur. Ma pauvre mère qui n’avait cessé de répéter depuis qu’elle avait vu Clara. Ca n’est pas une fille pour toi Pierre ! Vous n’êtes pas fait l’un pour l’autre.

 

J’étais ivre et ça m’aiderait à dormir. Ca m’éviterait aussi d’aller chez le médecin. Que dire d’un amour que l’on quitte un peu comme on se coupe un bras malade pour continuer de vivre. - Alors qu’est-ce qui vous amène ?  dirait –t’il. - Un amour Docteur, un amour, l’amour de sa vie que l’on vient de mettre à la porte parce qu’on a l’impression que si on lui laisse une place dans son lit et bien c’est une croix sur un véritable avenir. Mais c’est quoi l’avenir ? Ce qui est important c’est ce qu’on ressent réellement et non pas ce qu’on devrait ressentir. Seulement vous alliez consulter  parce que depuis des mois vous avez mal, très mal et vous n’en pouvez plus de regarder le téléphone comme un type qui vient d’arrêter de fumer, regarde le paquet de cigarettes de son voisin. – Vous entendez  déjà sa voix, elle vous fait déjà du bien, le soulagement et  puis  non  pas question d’y retourner, j’étais trop malheureux  oui mais je l’aime, alors je fais comment ?

 

Alors le pauvre médecin qui est au moins autant dans la mouise que vous parce que sa femme s’est tirée  la veille et que ses gosses  fument comme des malades à s’en faire sortir les yeux des cavités orbitales, lui  il fera son job mais que pourra t-il faire d’autre que de me prescrire un anxiolytique qui me fera la même chose que le whisky, sauf que whisky me donnera l’impression d’être moins malade.

 

La maladie d’amour, c’est une maladie qui sévit depuis la nuit de temps et le médecin  peut pas faire grand chose pour moi, je suis dans ma période de purgatoire. -         Tiens encore une ou deux images du visage de Clara radieuse. moments de bonheur qui me reviennent  en  boomerang comme au cinéma  Elle rit aux éclats. Je murmure  un  salope Clara ! avant de m’endormir définitivement assommé. : - Bonne nuit Monsieur Walker !

 

La sonnerie du portable me réveille comme prévu à sept heures. C’est lundi. Je me hasarde à ouvrir un œil, puis quelques secondes plus tard l’autre, puis vite je les referme.  J’ai très mal au crâne. Je m’y reprends à deux reprises pour poser le pied par terre. Je   titube légèrement pendant quelques secondes et puis trouve finalement un équilibre très précaire sur mes guiboles.- Voilà reste t-il du café ? – Oui la moitié d’une cafetière. Très bien, vite  dans le micro-onde. Une  minute plus tard, il sort celui-ci, l’odeur lui donne envie de vomir. Je  cours vers les toilettes, reprend son souffle, s’assied le buste en avant, respire avant de repartir direction la douche pour le rinçage de la carlingue. Je me rase tant bien que mal et me  voilà presque sortable. Je sors de l’appartement,  mince, j’ai oublié mes clés.  Je suis en  retard et me dit que c’est impardonnable pour un type qui habite à cinq minutes de son travail.

 

Et mon travail parlons-en, Je suis  rédacteur sinistre dans une Compagnie d’Assurances. J'ai  quatre collègues qui travaillent  dans la même pièce que moi. Tous visibles.  Voilà le leitmotiv du Directeur qui passe le plus clair de son temps, enfermé dans son bureau. .J'arrive devant l’immeuble, me jette dans l’ascenseur qui me déposera au pied de mon bureau.

 

Voilà, je fais mon entrée et les vois lever la tête de leur ordinateur, ils pensent si fort : -         Ah, il a encore pris une murge , hier soir .Bravo, elle est belle la jeunesse. Trente ans, célibataire, la vie devant lui, si c’est pas malheureux !

 

08.12.2008

Clara int he fog l nouvelle 1er épisode

Il  y des soirs ou l’on n'est plus que son propre fantôme. On se met à la fenêtre et l’on ne voit plus rien. Plus rien que sa vie mais du mauvais côté. Du côté ou l’on  ne peut plus voir personne. Du côté du repli.

C’était un dimanche soir de printemps. Un printemps de pluie, de grisaille et cette morne journée avait fini par atteindre mon moral  je sentais la dépression m’envahir .Le blues virait à l’angoisse et  la bouteille de Whisky  flirtait dangereusement avec le cannabis. Je regardais  la bouteille sur la table avec un sourire rempli de dépit. Je   vidai mon verre d’un trait. -Tais – toi ô ma douleur et tiens-toi plus tranquille !

Mon  cerveau baignait enfin dans une douce brume. La sonnerie du  téléphone retentit. Je laissai partir l’appel sur la messagerie. Clara pouvait attendre à son tour. J’avais  vécu trois ans et demi avec elle et puis un jour, elle avait disparu pendant plusieurs mois sans donner de nouvelles. Elle avait fini par m’appeler pour me dire qu’elle était partie vivre à Amsterdam avec un metteur en scène hollandais. Un coup de foudre m’avait-elle dit. Elle n’avait pas donné de nouvelles de suite - -Pas envie de m’expliquer. Je n’avais pas compris que mon  amour était parti. Quelques jours avant, elle parlait de faire un enfant.  A trente ans passés, cette idée me remplissait de joie.

 

Depuis le départ de Clara, j’avais dérivé.  Employé dans une succursale de Société d’Assurances à Lille  j’avais un peu plus usé de la fumette .  Je la conjuguais avec un vieil ami, le whisky, histoire de bien potentialiser. Clara était la femme de ma vie.  Jolie, brune un peu vagabonde . Elle avait fait des études littéraires  qu'elle avait abandonnées sans remord. Elle était bohème ! disait-elle.

Et puis elle était  revenue, il y a une semaine, la bouche en cœur. Je  n’en croyais pas ses yeux. Elle a   débarqué à 9 heures du mat, dimanche dernier, le sourire aux lèvres

Moi qui m’étais couché tard après une soirée arrosée dans un pub du  centre ville, j’avais  eu quelques difficultés à sortir de mon lit. J’avais ouvert la porte et écarquillé les yeux tant que faire se peut, lorsqu’elle rentra dans l’appartement,  persuadée   qu’elle était en terrain conquis.
Complètement  perdu, je m’étais  réfugié dans la cuisine pour faire le  café.

 Elle dans le séjour, avait mis un CD de The Air.

- Ca me manquait ! dit-elle - S’il n’y avait que ça, je pouvais t’en faire une copie ! - Non, ici ça me manquait ! - Dois-je penser que je fais partie du ça ! - Idiot ! dit-elle en s’approchant avec un sourire charmeur. Elle le saisit par le  bord de son tee-shirt.  Je la  laissais  faire, et tout en la regardant droit dans les yeux , je lui dis :

 

-    Toi aussi tu me manquais !

Clara s'était approchée,   tentant de se serrer contre moi  . Je la repoussai violemment

- Tu  fais chier ! Tu te barres sans un mot sans donner le moindre explication et tu reviens un beau matin comme si il ne s’était rien passé.- Tu peux me dire ce que tu as fait pendant une année ?

Clara avait été surprise par la violence de ma réaction. -        Ecoute Clara, ça n’est pas possible. Il faut  qu’on se quitte définitivement. Il faut vraiment que tu t’en ailles, ça fait trois fois que tu te tires avec un mec.  Je n'en  veux plus de cette vie. Je ne veux pas me demander si tu vas être encore là  lorsque je rentre du boulot parce que tu auras rencontré l’homme de ta vie pour la quatrième fois ! – J’en ai marre, je ne sais pas si tu peux comprendre mais la dernière fois , tu es revenue  de la même manière et voilà où nous en sommes aujourd’hui.